Semaine dans le Boulonnais - Rosalie Lowie lance La malédiction de Reggio

Article écrit par CHRISTINE DELPIERRE

Pour le 3ème opus de sa série de polars, si elle reste fidèle au cadre de la Côte d'opale, l'auteure fait une incursion remarquée dans l'italie du Sud des années 1970.

En 2017 Rosalie Lowie remportait le Grand Prix Femme actuelle avec son premier polar intitulé "Un bien bel été pour mourir". Ses ingrédients : le cadre magnifique de la côte d'Opale, un duo d'enquêteurs qui se tourne autour et une intrigue criminelle bien ficelée. Rosalie a confirmé l'essai en 2021 en sortant son deuxième polar "Dernier été sur la côte". On y retrouvait ses personnages et la côte d'Opale en toile de fond. « Pour le 3e volume, je sentais qu'il fallait m'éloigner de la région pour mieux y revenir ensuite. La Calabre et les événements de Reggio m'inspiraient...»

Même topo pour ses personnages récurrents : «J'ai compris que les lecteurs étaient contents de retrouver leurs personnages fétiches mais qu'il fallait aller plus loin dans l'exploration de leur personnalité. J'avais ménagé à chacun une zone d'ombre à exploiter.»

INTRIGUES ADDICTIVES

Le troisième volet "La malédiction de Reggio" nous emmène donc en Italie.

Nullo Strongoli y gère son affaire de famille d'une poigne ferme. Mais une crise sociale et politique gronde en arrière-plan. Sur fond de grève, l'usine est incendiée. Nullo Strongoli lance une malédiction contre les meneurs, les frères Rossano. Ces derniers craignant pour leur vie s'évanouissent dans la nature... Des années plus tard. sur la Côte d'Opale, Marcus Kubiak et Zoé Rousseau sont confrontés aux tragiques enlèvements de deux jeunes garçons. Se pourrait-ils que ses rapts aient un lien avec les événements de Reggio, cinquante ans auparavant ?

Difficile à imaginer. « Pour cette histoire, j'ai beaucoup travaillé sur la psychologie des personnages. J'ai tente de comprendre comment on peut basculer dans le rôle de tueur, ou de victime aussi, tout ça parce qu'un jour on n'a pas pris la bonne décision...»

Dans ce 3e opus Rosalie Lowie a clairement développé son intrigue la plus complexe. L'histoire reprend où elle l'avait laissée à la fin du second volume : un enfant a disparu. Une suite d'événements tragiques s'enchaînent, sans liens apparents... Les personnages et des intrigues s'entremêlent.

Une vengeance aveugle semble s'appliquer et fait des ravages considérables... L'histoire est dense, rythmée.

On est englué dans cette toile d'araignée tissée par une romancière qui maîtrise à la perfection les codes du polar, dont elle a fait sa spécialité.

©La Semaine du Boulonnais

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